La musique n'est pas qu'une affaire de style, de discours et de provoc. Peaches semble l'avoir compris, en s'assagissant un peu, et surtout en réhaussant la qualité musicale grâce à une prod' lissée. Faut dire qu'elle est ici sacrément bien épaulée (Soulwax, Simian Mobile Disco, Digitalism et même, plus fin, Gonzalés). D'habitude plus hérissé et dégoûté qu'amusé par cette chanteuse exhibant phallus et poil sous les bras, j'admets que cette forte personnalité, âgée de 42 ans, propose un contenu (musique/voix/énergie) qui la rapproche... de la gamine Uffie. En espérant que sur scène, elle ne contente plus d'asséner des vulgarités en culotte paillettée sur des fonds musicaux d'une navrante pauvreté, et on pourra presque dire que "c'est pas mal".

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